Par Christophe Vastesaeger, Senior Product Manager, Smart Payments
Alors qu’ISO 20022 devient la norme mondiale, à quoi ressembleront réellement de « bonnes » opérations de paiements ?
La migration mondiale vers ISO 20022 est plus qu’un changement de norme. Elle représente une redéfinition fondamentale de ce que signifie l’« excellence opérationnelle » dans les paiements et, pour les institutions qui ont fortement investi dans la conformité, la question la plus difficile est désormais de savoir quoi faire des capacités que cet investissement a permis de débloquer.
- La visibilité de bout en bout devient la norme
Les entreprises attendent de plus en plus une transparence en temps réel pendant les investigations et orienteront leurs flux vers les banques qui la fournissent. Dans un environnement post-ISO 20022, les institutions capables d’offrir une référence de suivi persistante et un statut de dossier en direct pour chaque exception, et pas seulement pour les paiements suivis via SWIFT gpi, disposeront d’un avantage concurrentiel significatif sur celles qui s’appuient encore sur des mises à jour réactives, déclenchées par des demandes. - Les exceptions passent du triage à la prévention
Les données structurées ISO 20022 améliorent la validation dès l’initiation, en réduisant les causes profondes des investigations avant qu’elles ne surviennent. Les pré-contrôles par rapport aux données de référence, aux informations de contrepartie et à la logique de routage font que le taux d’exceptions lui-même, et pas seulement le délai de résolution, devient un KPI opérationnel maîtrisable. - L’orchestration par machine remplace les relances manuelles
L’automatisation, portée par des données structurées, pilotera le routage, les rappels, les accusés de réception et le suivi des dossiers comme standard. Les relances manuelles deviennent l’exception, et non la norme. Les institutions qui gèrent encore les files d’investigation via des échanges d’e-mails et des tableaux de suivi sous tableur se retrouveront de plus en plus désavantagées à mesure que leurs pairs automatiseront ces mêmes workflows avec des outils nativement ISO. - L’efficacité de la liquidité devient un différenciateur concurrentiel
Le secteur a quantifié les enjeux : 602 millions de dollars de profit peuvent être libérés à l’échelle de l’industrie grâce à des améliorations E&I. Les banques qui résolvent les exceptions avant règlement, réduisent leur exposition aux compensations et diminuent leur coût d’investigation verront ce montant se refléter directement dans leur résultat net. Celles qui ne le font pas continueront de l’absorber comme un coût d’exploitation inévitable. - La qualité des données devient le nouveau KPI opérationnel
Les institutions disposant de données propres, structurées et alignées sur ISO dépasseront leurs pairs en matière de conformité, d’automatisation, d’analytique et d’expérience client. La qualité des données n’est plus une exigence de base ; c’est un actif stratégique qui détermine la valeur qu’une institution peut extraire de tout le reste qu’elle a construit.
La prochaine vague d’infrastructures de paiement, y compris Smartstream’s Smart Payments, est conçue nativement autour d’ISO 20022, en prenant en charge une orchestration structurée, une visibilité plus claire et une réduction des frictions sur l’ensemble des parcours de paiement.
Dans un monde post-ISO 20022, de bonnes opérations seront définies par des données structurées, un contrôle proactif, une visibilité quasi en temps réel et l’automatisation, et non par l’intervention manuelle.
Pour en savoir plus, consultez notre présentation de solution Smart Payments.
